L'illustration de ce que je transmets à travers mes textes

L'illustration de ce que je transmets à travers mes textes
Faire plus qu'écrire
mais se dire entièrement
coucher son âme sur le papier...
Souvent en écrivant même apparemment sans y penser on donne beaucoup plus de soi que l'on pourrait le penser.

# Posté le samedi 28 novembre 2009 18:37

Les maux

Des mots durs
des mots creux
des mots pourtant réels
trop vrais pour s'effacer.
Les cicatrices extérieures s'estompent
la machine infernale du temps accomplissant son ½uvre.
Les blessures intérieures demeurent.
A chaque jour, chaque heure
elles semblent s'agrandir
peser toujours plus lourd.
Une âme égarée
dont le glas sonne comme la cloche de l'école.
A l'heure où l'insouciance est de mise
l'emprise de la noirceur s'abat sur elle.
Solitude, honte, désespoir, exclusion.
Son quotidien, supporter ses sentiments sans mot dire.
Elle hurle pourtant sa douleur, cruelle, lancinante
qui au demeurant reste inaudible
pour des étrangers trop axés sur eux-mêmes pour distinguer ne serait-ce qu'un murmure.
Alors elle s'emmure
toujours plus dans un profond gouffre sans nom.
Elle croit pouvoir se réfugier dans son seul salut
la nuit de l'âme.
Chaque mot, chaque geste est empreint d'une souffrance indicible
un sos qui reste lettre morte.
Elle ne désire plus rien
Elle s'efface seulement un peu plus chaque jour
jusqu'à désirer être invisible.
Le danger pour elle n'est plus
cela fait longtemps qu'elle est descendue du train de la vie
où s'engouffrent les autres.
Ces autres qu'elle craint
qu'elle fuit comme l'enfer.
La mort ne fait pas partie de la vie
la vie fait partie de la mort.
Ses désirs, ses espoirs, ses envies, tout s'est envolé.
Elle ne souhaite plus rien
elle veut juste s'arrêter de penser.
Elle avance pourtant
et tombe inexorablement.
Mais elle se relève à chaque fois
reprenant son fardeau.
Qui pourrait le prendre en charge à sa place...
Les mots raisonnent dans son esprit dés½uvré
s'entrechoquent
se mêlent.
Abandon, anorexie, viol, suicide, inconscience, maladie
Un jour elle tombe et ne se relève pas.
Manifestation extérieure de folie pour les autres
souffrance inexorable mise à nu pour elle.
Le couteau la lacérant ne parait dirigé par personne mais par sa seule rage.
Rage qui se mue en ardente volonté de revanche.
L'ange déchu se relève.
L'espoir, toujours concept vide pour elle
qui découvre seulement la possibilité de vivre hors d'un silence destructeur.
Seul désir sous-jacent, un jour trouver celui qui pansera ses blessures
ne faire plus qu'un avec lui
ne plus regarder en arrière mais se persuader qu'il existe un avenir hors des abîmes de l'égarement d'une âme solitaire...

# Posté le samedi 28 novembre 2009 18:33

nouveau texte, mais attention, âmes sensibles s'abstenir, il faut vraiment être dans le délire...

Qu'est-ce qu'une vie?
Une seconde, un siècle?
Même les sens ne peuvent le dire
Une seule est toujours là pour nous rappeler ce que l'on appelle existence, la conscience.
On la croit tour à tour amie ou ennemie
elle peut être objective ou faussée...
Comment s'y fier lorsque le doute et la langueur nous envahissent
quand ils nous rongent à en mourir
Une vie en ces moments-là n'est plus réduite qu'à une longue agonie
Traverser les vicissitudes de cette vie maudite
c'est finalement marcher sur les charbons ardents de l'espoir...
Espoir, un mot sonnant comme un réconfort inqualifiable
mais pourtant qui peut certifier qu'il existe?
L'espoir ou la croyance aveugle en quelque chose d'impalpable
un danger sans nom
plus grand encore que le gouffre du désespoir menaçant sous nos pieds
Dans cette course contre la peur
une seule lueur salvatrice
celle d'un monde intérieur
imaginaire peut-être mais bien là.
Sans même savoir qui l'a dit chacun répète sans en saisir la substance " un homme s'en va et c'est un monde qui part avec lui"...
Dans le temps imparti à l'humain,
notion temporelle si terrifiante érigée en ennemie à abattre,
tenter de ne pas se perdre est la seule façon de ne pas boire la tasse
voir sa misérable enveloppe charnelle noyée sous les vagues de la terreur
plus prosaÏquement parfois
emportée par des substances si attirantes pour une âme perdue...
Savoir que l'on est, connaître son monde intérieur
le conserver comme l'un des trésors les plus lointains et les plus nébuleux
comme un bonheur secret quasi insaisissable qu'un homme n'aura jamais en sa possession
reste le seul remède à un égarement sans limites dans les limbes attractives de la mort

# Posté le vendredi 14 août 2009 15:36

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 20:54

Caliméro: le retour!!^^

Et oui toujours une critique ou une revendication à émettre c'est tout moi! Et puis après quasiment trois mois sans pouvoir gérer mon blog, il y en a des choses à dire...^^
Bref en tous les cas, une nouvelle année commence, partons dans l'idée qu'elle sera meilleure que la précédente!
Une chose à retirer principalement de ces vacances ô combien mouvementées: il ne faut jamais dire jamais!Fontaine je ne boirais pas de ton eau et tout...sachez-le, ce genre de "résolution" n'est pas valable...^^
Bref, sans pour autant m'étaler sur ma vie privée, je dirai que je me suis surprise moi-même: je suis beaucoup plus tolérante encore que je n'aurais pu le penser mais il y a des limites à tout comme on dit.
Et pour moi les limites du supportable sont certes larges mais pas extensibles non plus surtout en ce qui concerne une certaine petite bulle que je ne nommerai pas où les gens se contentent de se flatter en se regardant le nombril, le pathétique est à son comble surtout lorsque l'on songe au simple fait que ces gens se disent "amis" lors d'une soirée alors que le lendemain ils ne se reconnaissent plus ou se snobent mutuellement...
L'archétype des gens insupportables se situe au carrefour du comportement de gosse gâté et d'une personnalité complétement superficielle, ou comment se morfondre lorsque l'on ne peut acquérir le dernier sac versace ou les dernières lunettes dolce et gabbana en temps et en heure au mépris même de valeurs réelles et bien plus importantes.
Je pense que certains ou certaines seront bien placées pour me comprendre en tout cas je l'espère puisque ce n'est en rien de la médissance gratuite mais simplement une vérité blessante et décevante.
Etre moraliste n'est pas le propos de ce blog ni le mien en règle générale d'ailleurs mais essayez de penser à apprécier les gens et ce que vous avez, à aimer vos proches, vos amis, la personne avec qui vous êtes plutôt que de tomber dans le travers du superficiel et des soirées et amis que l'on se fait lors de ces dites soirées aussi éphémères que dépourvus de sensibilité pour la plupart.
Certes, ce n'est pas très recherché musicalement et je m'excuse d'avance pour vos oreilles sensibles mais je crois que ce point de vue mérite une illustration aussi cocasse que décalée mais malheureusement tellement vraie et c'est ça le pire lorsque l'on y réfléchit...
Je laisse place à un morceau "à chier sur les murs" (dixit Florian, n'est ce pas mon petit boulet?^^) mais qui saisit vraiment le "problème"^^
Donc pour conclure, matérialistes et autres neuneu, continuez votre vie comme ça vous chante mais sachez que vous êtes ridicules^^

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 08:47

Modifié le vendredi 12 septembre 2008 08:58

Un petit air de renouveau

En cette période estivale et pour le moins pleine de surprises, j'éprouve une curieuse sensation...
Peut-être qu'en définitive c'est cela qu'on nomme "être heureux"?
Un petit temps d'adaptation s'impose, ceci dit si pour une fois la réalité pouvait être ce qu'elle semble être, s'adapter à cette nouvelle façon de voir les choses ne sera pas si difficile...
Bref, celui ou celle qui lit ces quelques lignes doit être un peu perdu(e) je pense^^
Donc, afin de mieux résumer les choses, je dirais que manifestement, une nouvelle page se tourne pour l'auteure de ce blog ce qui en fait sera là encore l'argument parfait pour un nouveau texte^^
Nouveau texte qui_ je le précise pour éviter de perdre complètement la personne qui pourrait être en train de me lire_ reflète un état d'esprit passé en voie de changement vers quelque chose de beaucoup plus serein et un brin plus positif...


Sentiment de haine
sensation de détachement
entre froid transcendant
et brouillard sans issue
l'on est plus qu'un pion
Une forme de déterminisme?
Non.
Simplement la vie si déshumanisante qu'exigeante.
Toujours cette volonté plus forte
de repousser les limites
briser les murs de l'intolérance
Rage de vivre
folle ivresse mortifère
souvent les deux s'entrelacent
aucune ne prenant
vraiment l'ascendant
Une lutte sans pareille
traque sans relâche
d'un calme retrouvé
ersatz de vie qui dure
que l'on endure
jusqu'à ce que la "faille " se fasse enfin jour
quelle qu'elle soit
marque à jamais le vrai départ

Afin de conclure en beauté cet article, j'y ajouterai une citation trouvée par hasard au détour de recherches sur internet : "Ne pleurez pas votre passé car il s'est enfui à jamais. Ne craignez pas l'avenir car il n'existe pas encore. Vivez dans le présent et tâchez de le rendre si beau que vous vous en souviendrez toujours."
Ida Scott Taylor
Alors, verdict? Elle est plutôt pas mal cette citation, non?
Encore un petit mot, j'ai envie de dire qu'à travers un présent plutôt agréable, j'espère bien entrevoir un futur qui le sera tout autant...Non, il est vrai ça ne me ressemble pas de dire ça mais pourquoi ne pas tenter quelques changements? Même si un principe bien ancré en moi me dissuaderait de croire en certaines choses, une partie de moi serait bien tentée d'y déroger, après tout, les principes tout comme les règles ne servent qu'à être contournées d'après ce qu'on dit?
Ainsi, une deuxième citation viendra ponctuer mon "récit", de Freud cette fois: "Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons".
Soit_ comme qui dirait_ (en disant ça je pense surtout à quelqu'un qui s'il me lit devrait se reconnaître, cet article s'adressant tout particulièrement à cette même personne), c'est une réalité qui ne me semble pourtant plus insurmontable depuis quelques temps...

# Posté le lundi 07 juillet 2008 11:06